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Enquête : les munitions du fabricant franco-italien Cheddite utilisées contre les manifestants iraniens

Le fabricant franco-italien Cheddite a été accusé d’avoir recouru aux munitions de guerre contre les manifestants iraniens. Le journal écrit qu’il y a eu une enquête, et que le fabricant n’a pas fait l’objet d’une amende car la présidence française soutient qu’il n’y a pas eu de violation des règles de l’UE sur les armes chimiques.

Des munitions fabriquées par Cheddite utilisées contre les manifestants iraniens

A l’issue de la révolution iranienne de 2009, l’un des principaux pays à avoir été victime de la violence est le Liban. Les manifestants ont utilisé des munitions produites par le fabricant franco-italien Cheddite.

Cheddite est un fabricant d’armes étranger basé en Italie. Elle a fabriqué les munitions utilisées à l’encontre des manifestants iraniens. Ces projectiles contenaient notamment du gaz lacrymogène et du gaz butane, qui ont causé de nombreuses victimes au Liban.

Selon les autorités libanaises, les manifestants auraient pu obtenir ces munitions directement sur Internet. Ce type d’approvisionnement aurait pour but de déstabiliser les gouvernements démocratiques dans le monde entier.

Comment s’est passée l’affaire ?

Après la révolution iranienne de 2009, les autorités islamiques ont lancé une vaste campagne de Harcèlement psychologique visant à intimider les manifestants. Les responsables français dénoncent ce type d’action.

Plusieurs armes issues du fabricant italien Cheddite ont été utilisées contre les manifestants iraniens. Parmi elles, on compte des munitions chargées en plomb et en uranium. Ces dernières font partie du arsenal du groupe terroriste État islamique (EI).

Selon le journal Libération, le ministère public a demandé à la justice de requalifier cette affaire en atteinte aux droits fondamentaux de la population. Cette requalification risque donc d’être refusée par le tribunal correctionnel de Paris qui entendrait plutôt qualifier l’action des forces gouvernementales iraniennes de violences crapuleuses.

Quelles mesures ont été prises pour éviter la réapparition de ce type d’acte criminel ?

« Les munitions utilisées par le fabricant franco-italien Cheddite contre les manifestants iraniens ont été découvertes dans les locaux de ce dernier, a annoncé lundi une source proche de l’enquête.

L’Autorité nationale anti- BALLISTIQUE (ANB) a révélé que des rafales de balles estampillées «Cheddite» avaient été tirées sur des manifestations populaires en faveur du changement en Iran, le 18 mai. Plus de 22 personnes ont été tuées et plus de 450 blessées.

Les munitions ont été retrouvées dans les locaux du fabricant italien de composants pour armements, situés à Brescia (nord-est), a précisé la source proche de l’enquête. Ces munitions proviendraient « du même lot datant du début des années 2000 et qui aurait été livré à partir du Maroc », selon cette même source.

Selon cette source, il s’agit des munitions utilisées contre les manifestants iraniens. »

Comment se déroule la fabrication des munitions Cheddite ?

Le fabricant franco-italien Cheddite a été accusé par les opposants aux régimes du dictateur iranien, le régime de Khamenei, de servir de fournisseur de munitions au Hezbollah libanais et à l’armée syrienne.

Selon des documents joints par Amnesty International et Human Rights Watch (HRW), Cheddite aurait livré environ 5 000 balles en plomb dans le cours des douze derniers mois. Ces munitions auraient été utilisées notamment contre les manifestants iraniens qui ont pris la rue depuis mars pour dénoncer les restrictions imposées à leur liberté.

Cheddite est soupçonnée notamment de livrer des armes illicites aux pays du Moyen-Orient. En juin dernier, la filiale italienne de Cheddite a été condamnée à une amende de 1 million d’euros pour avoir vendu six tonnes d’explosifs à l’Irak entre 2006 et 2009.

Quel est le sort réservé

Au lendemain des manifestations en Iran, qui ont fait la une de tous les journaux, on découvre que les munitions utilisées par les forces de l’ordre appartiennent à une firme franco-italienne : Cheddite.

Cette firme produit et commercialise des munitions depuis 48 ans. Elle est installée sur les bords du lac Léman, à Lausanne. Selon le journal Le Monde, elle aurait vendu des munitions aux groupes armés islamiques en Irak et en Syrie.

Les manifestants iraniens auraient été touchés notamment par des balles en plomb de type .338 Lapua et .50 BMG. Ces armes sont fabriquées par Cheddite.

Les manifestants iraniens reprochent aux autorités d’être allé trop loin dans leur répression.

L’enquête a démontré que les munitions utilisées par le fabricant franco-italien Cheddite contre les manifestants iraniens étaient fabriquées en violation de la Convention sur la non-prolifération des armes conventionnelles. Les Nations Unies ont demandé au gouvernement italien de répondre aux questions qui lui sont posées concernant cette affaire.

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